Cultiver ses légumes et ses fines herbes pour économiser

L'agro-jardinage est une tendance universellement reconnue des dernières années. Que ce soit par souci d'avoir un meilleur contrôle sur son alimentation, pour cultiver des légumes de manière écologique ou pour le simple plaisir d'entretenir un potager, l'idée de faire pousser ses tomates, ses fines herbes et ses plantes médicinales gagne annuellement de nombreux adeptes, en particulier chez les jeunes hommes de la généraux Y (les milléniaux) et les hispanophones.

Même si les principales motivations pour cultiver un jardin comestibles tournent autour des plaisirs gustatifs, plus de 30% des jardiniers prennent en considération les économies que l'on peut réaliser à faire pousser ses propres légumes. Dans un contexte économique où le prix moyen des fruits et des légumes augmente bon an mal an de 1 à 4 % par année, les économies réalisées sont de plus en plus substantielles. Par exemple, pour un investissement d'environ 25,00 $, on estime qu'un jardin potager de 65 mètres carrés peut fournir 504,00 $ de légumes et de fines herbes.

Cela dit, comme dans toute activité, il est possible de dépenser une petite fortune en jardinant. Le livre « The 64$ tomato » de William Alexander démontre avec humour qu'une seule tomate peut en effet coûter une jolie somme. Toutefois, avec de bonnes pratiques, le contraire est aussi vrai, en particulier pour les légumes qui sont habituellement dispendieux en épicerie, comme les tomates et les melons.

Le secret de la réussite tient d'abord sur les principes de base du jardinage, qui assureront des conditions de croissance et de rendement optimaux. Un emplacement au plein soleil et un sol riche et parfaitement bien drainé font partie des essentiels à un jardin potager productif. Tout se joue ensuite sur le coût de l'achat des semences, des fertilisants et dans certains cas de l'arrosage, dans les municipalités où l'eau est taxée. En faisant des investissements intelligents et en participant à des échanges et des achats regroupés, on peut réduire à quelques dollars, les montants requis pour démarrer sa production. La récupération des eaux de pluie dans des barils de rétention contribue également à limiter l'utilisation de l'eau du robinet.

Outre les tomates et les melons, on peut aussi réaliser des économies substantielles sur les légumes faciles de culture et à haut rendement, comme les haricots, les pois et les laitues. Dans des conditions optimales, les oignons, les épinards, les carottes, les concombres et les pommes de terre sont aussi des cultures intéressantes pour abaisser le coût du panier d'épicerie.

Pour trouver un producteur, un détaillant ou un fournisseur de services au Québec :

Sources :
 

Alexander, William. 2007. The $64 Tomato: How One Man Nearly Lost His Sanity, Spent a Fortune, and Endured an Existential Crisis in the Quest for the Perfect Garden. Algonquin Books. ISBN 13: 9781565125575

Charlebois, Sylvain; Tapon, Francis; van Duren, Erna; von Massow, Michael et Pinto, Warren. 2013. Index des Prix Alimentaire à la Consommation 2014. Université de Guelph Bref économique. Préparé par le Collège du management et de l'économie.

Collaboration. 2015. Garden Media Releases 2015 Garden Trends Report: “Unearthing the Best Life”. Garden Media Group. Consulté en ligne.

Patel, Ishwarbhai C.. 1991. Gardening's Socioeconomic Impacts. County Agricultural Agent Urban Gardening Rutgers Cooperative Extension, Newark, New Jersey. Extension Journal. Winter Vol. 29, No 4.

Wills, Kendra. 2013. Can a vegetable garden save you money? Michigan State University Extension. Publié en ligne.

Bonnie Plants, Save Money Growing Vegetables and Herbs. Consulté en ligne

 

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